AIME
Blog

Consulting

Comment fixer ses tarifs quand on est prothésiste ongulaire ?

La sous-tarification est le problème le plus répandu dans le secteur. Ce n'est pas une question d'ambition — c'est une question de méthode.

Par Mélanie Calvet Abelan — 2025

Le problème de la sous-tarification

La grande majorité des prothésistes ongulaires se sous-vend. Pas par manque de talent — mais par manque d'outils pour penser leur activité comme une entreprise.

Étape 1 : Calculer son coût de revient horaire

Avant de fixer un tarif, il faut savoir ce qu'une heure de travail vous coûte. Ce calcul intègre :

Exemple : 1 200€ charges fixes + 300€ variables + 2 500€ rémunération cible = 4 000€ à couvrir. Sur 100h facturables/mois → taux horaire minimum = 40€/h.

Étape 2 : Intégrer son positionnement

Le coût de revient vous donne un plancher. Le positionnement vous donne un plafond. Entre les deux, c'est votre zone de prix juste. Un positionnement haut de gamme justifie des tarifs significativement au-dessus du marché — mais ce positionnement doit être cohérent de bout en bout.

Étape 3 : Comprendre la psychologie du prix

Le prix est un signal. Une prestation trop bon marché n'attire pas "plus de clientes" — elle attire les mauvaises clientes, celles qui négocient, qui annulent, qui ne valorisent pas votre travail.

Quand et comment annoncer une hausse de tarifs ?

— Mélanie Calvet Abelan, fondatrice de Aime