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Comment fixer ses tarifs quand on est prothésiste ongulaire ?
La sous-tarification est le problème le plus répandu dans le secteur. Ce n'est pas une question d'ambition — c'est une question de méthode.
Le problème de la sous-tarification
La grande majorité des prothésistes ongulaires se sous-vend. Pas par manque de talent — mais par manque d'outils pour penser leur activité comme une entreprise.
Étape 1 : Calculer son coût de revient horaire
Avant de fixer un tarif, il faut savoir ce qu'une heure de travail vous coûte. Ce calcul intègre :
- Charges fixes : loyer, abonnements, assurances, cotisations
- Charges variables : produits consommés, gants, serviettes, matériel jetable
- Temps non facturable : administratif, entretien, formation
- Rémunération cible : ce que vous souhaitez vous verser chaque mois
Exemple : 1 200€ charges fixes + 300€ variables + 2 500€ rémunération cible = 4 000€ à couvrir. Sur 100h facturables/mois → taux horaire minimum = 40€/h.
Étape 2 : Intégrer son positionnement
Le coût de revient vous donne un plancher. Le positionnement vous donne un plafond. Entre les deux, c'est votre zone de prix juste. Un positionnement haut de gamme justifie des tarifs significativement au-dessus du marché — mais ce positionnement doit être cohérent de bout en bout.
Étape 3 : Comprendre la psychologie du prix
Le prix est un signal. Une prestation trop bon marché n'attire pas "plus de clientes" — elle attire les mauvaises clientes, celles qui négocient, qui annulent, qui ne valorisent pas votre travail.
Quand et comment annoncer une hausse de tarifs ?
- Prévenez vos clientes 4 à 6 semaines à l'avance
- Assumez sans vous justifier longuement
- Une hausse progressive et régulière est moins douloureuse qu'une hausse brutale et rare
— Mélanie Calvet Abelan, fondatrice de Aime